Ethnies birmanes 

Le Myanmar est caractérisé par une grande diversité ethnique, avec 135 ethnies officiellement reconnues par le gouvernement. Divisées en huit grands groupes selon la race (Bamar, Shan, Karen, Rakhine, Môn, Kachin, Chin et Kayah), elles conservent encore chacune leur tradition et parlent leur propre langue ou dialecte.
Les ethnies birmanes sont réparties sur tout le pays. Toute la plaine centrale du pays, région la plus fertile irriguée par le légendaire fleuve Irrawaddy, est peuplée par les Bamar, le groupe le plus nombreux et puissant. Les autres groupes ethniques, les minorités, s’installent dans les zones montagneuses périphériques. Chacun domine un état frontalier correspondant à son nom. L’état Shan et Kayah à l’Est, Karen et Môn au Sud-est, Rakhine et Chin à l’Ouest et Kachin au nord.
En raison des divergences culturelles et religieuses ancestrales, des tensions se produisent encore entre ces populations. Par conséquent, quelques régions sont interdites aux voyageurs ou leur exigent une autorisation d’accès restreinte. Pourtant, à l’heure actuelle, il est normalement facile de rencontrer les ethnies minoritaires en effectuant les randonnées dans les montagnes.
Nous vous invitons à découvrir plus profondément les ethnies principales de la Terre d’Or :

Bamar

Ethnie majoritaire, les Bamar (ou Birman) représentent environ 69% de la population. Ses ancêtres, les himalayens, vinrent du Nord du pays et établirent la civilisation birmane basée sur l’agriculture et puis sur les échanges commerciaux. Depuis longtemps, les Bamar jouent le rôle important au pouvoir. Le birman est aussi la langue officielle du Myanmar, enseignée dans tout le pays.
La plupart des Bamar pratiquent le bouddhisme theravada et s’attachent à la fois au culte des Nats (esprit vénéré). Tous les jeunes hommes bamar sont obligés d’effectuer deux retraites monastiques pour l’apprentissage religieux. La cérémonie du noviciat marquant l’intronisation des petits garçons à la vie monacale, constitue un évènement majeur dans la culture de cette population.

Shan

Suivant les Bamar, les Shan constituent la deuxième ethnie et première minorité ethnique du pays en représentant presque 9% de la population, soit environ 4 millions. Ils habitent quasi-isolément dans leur état qui a été vivement soutenu par les Britanniques à l’époque coloniale. Pour cette raison, quelques tribus du groupe Shan combattent encore contre les Bamar depuis la reprise du pouvoir de ce dernier.
D’origine thaïe, ils ont des liens culturels et linguistiques avec les ethnies en Thaïlande et celles des pays voisins, dont le Laos et la province chinoise de Yunnan. Ils sont aussi majoritairement bouddhistes. Comme les Bamar, les Shan portent aujourd’hui les longyi. Ils ne revêtent leur tenue traditionnelle que pour les fêtes. Cela consiste à porter un turban sur la tête et un pantalon ample.
Les Shan constituent l’ethnie principale du groupe Shan. Leurs voisins, les Inthas, sont également une communauté particulière. Fils du lac Inle, ils mènent une vie lacustre très paisible. La découverte de la vie des Inthas est toujours indispensable lors des circuits en Birmanie. Au cours des randonnées dans les hauts plateaux Shan, on peut aussi reconnaître aux habits traditionnels d’autres ethnies du groupe Shan telles que les Pa-O dans une tenue toute noire ou les femmes Palaung avec des anneaux d’argent ou de roton sur la taille.

Karen

Hors de l’état Karen, les Karen (ou Kayin) sont encore dispersés dans tout le pays, notamment le long du fleuve Irrawaddy. C’est pourquoi, personne ne sait le nombre exact des habitants de cette ethnie. Néanmoins, estimés à entre 4 et 8%, ils constituent le troisième groupe ethnique de la Birmanie. Les plus mécontents du gouvernement parmi les ethnies birmanes, les Karen sont réputés pour leur esprit d’indépendance.
Les Karen sont originaires d’Asie Mineure et du désert de Gobi. La diversité religieuse et linguistique constitue leur particularité. Outre les bouddhistes, les chrétiens représentent environ 20% et les musulmans occupent aussi un faible pourcentage. Divisé en 11 sous-groupes ethniques, le groupe de Karen compte une dizaine de dialectes.

Rakhine

Jadis appelés Arakanais, les Kakhine constituent l’un des grands groupes ethniques du Myanmar, avec 4% de la population, soit environ 2 millions. Etant les premiers adeptes du bouddhisme en Asie du Sud-est, les Rakhine combattent toujours contre les Rohingya, un peuple musulman vivant aussi dans leur état. Ainsi, cette région est l’une des plus instables du pays.
Les Rakhine se distinguent des autres ethnies birmanes par leur métissage culturel avec l’Inde. Ils sont également connus dans tout le pays pour leur fabrication des longyi au splendide ornement.

Môn

Le seul groupe ethnique birman ne comprenant pas de sous-groupe, les Môns constituent encore une ethnie principale du pays, avec 2% de la population. Comme les Birman, ils sont parmi les premiers habitants du pays.
Les Môns sont les plus assimilés aux Birmans. La culture des Birmans est fortement influencée par les Môns, en particulier dans l’architecture des monuments bouddhiques. C’est pourquoi, il est difficile de distinguer ces deux populations.

Kachin

Les Kachin représentent 1% de la population du Myanmar. Par rapport aux autres ethnies birmanes, cette communauté abrite un bon nombre de chrétiens (environ 36%). Cela aggrave ses tensions avec le gouvernement.
Vivant dans une région riche en ressources naturelles non exploitées, les Kachin sont néanmoins extrêmement pauvres. Excellents chasseurs et agriculteurs de riz, ils portent traditionnellement à la ceinture un grand couteau recourbé. Pour s’adapter au climat inclément dans leur région, ils mettent aujourd’hui des vêtements occidentaux au lieu de leur habit traditionnel qu’ils ne revêtent que pour les occasions festives.

Chin

La Birmanie compte presque 500 000 individus du groupe ethnique Chin, soit 1% de la population. Leurs traditions sont très typiques mais en cours de disparition du fait des divergences religieuses avec le gouvernement.
La coutume la plus marquée des Chin est le tatouage des femmes. A partir de 12 ans, les filles font tatouer sur leur visage. Pour elles, ces signes représentent les normes de la beauté. Pourtant, aujourd’hui, cette tradition n’est principalement aperçue que chez les vieilles dames Chin.

Kayah

Les plus rares, les Kayah constituent seulement moins de 1% de la population birmane. Ils sont plus nombreux en Thaïlande où ils se sont enfuis à cause des conflits avec le gouvernement.
La tribu la plus particulière parmi les Kayah est Padaung. Appelées aussi « femmes girafes », les femmes Padaung sont connues pour leur long cou entouré des colliers-spirales pesant jusqu’à une vingtaine de kilos.

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Mlle Hang Nguyen